Street Art rue de Verneuil

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Lors de notre dernière escapade à Paris, sortant du Musée d'Orsay, nous nous sommes égarés dans les rues voisines, entre la rue du Bac et la rue de l'Université.
Quartier calme et plutôt chic, immeubles bourgeois, quand tout à coup, notre regard a été attiré par une immense tache de couleur.
Nous nous sommes approchés et sommes restés interdits devant cette explosion de couleurs et cette accumulation improbable de tags, de graffitis, avant de comprendre que nous étions devant la façade et le mur extérieur de la maison de Serge Gainsbourg au 5 bis rue de Verneuil.
Nous avons passé beaucoup de temps à lire les déclarations d'amour, les témoignages nostalgiques, les paroles de chansons et les poèmes, et à détailler les pochoirs et les dessins qui témoignaient tous de l'intérêt qui lui était porté.
Car en fait, c'est bien avant sa mort que ses fans avaient commencé à décorer son mur de leurs graffitis, puisqu'il fut obligé plusieurs fois de le faire nettoyer et repeindre sous la pression du voisinage. Mais les graffitis revenaient inexorablement...
Lorsqu'on se remémore son oeuvre, le rythme de ses mélodies, le sens iconoclaste de ses paroles, son goût pour la provocation, il est évident que cette illustration graphique spontanée et populaire est en parfaite adéquation avec le personnage.
Le graffiti est reconnu désormais comme une forme d'art (puisqu'il entre désormais dans les musées)et il est réalisé par des artistes pour la plupart jeunes et inventifs.
Il fait partie du Street Art, par essence éphémère, et ce mur en perpétuelle évolution étonne et détonne, ce qui n'aurait sans doute pas déplu à l'artiste et lui rend un bel hommage.


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